Adresses·Concours·Food

Un dîner gastronomique au Shangri-La, Paris

Après une journée passée à cuisiner avec Philippe Labbé dans les couloirs du métro parisien, j’ai eu la chance d’être invitée à dîner au Shangri-La Paris. Pendant cette première journée j’avais pu découvrir un chef passionné, dont l’envie de transmettre son savoir et sa passion était communicative! Me voici donc quinze jours plutard à l’aube d’une soirée exceptionnelle dans l’un des tout derniers palaces parisien, invitée par le chef à venir déguster ses plats dans l’univers franco-asiatique du restaurant la Bauhinia.
Pour vous situer le décor… un hôtel particulier qui appartenait au petit-neveu de Napoléon Bonaparte, (rien que ça…), avenue d’Iéna dans le très chic 16è arrondissement. On passe un premier portail, arrivée dans la cour, un petit espace paysagé et éclairé, les voituriers attendent les clients de l’hôtel ou des restaurants, Le portier nous ouvre la porte et nous pénétrons dans l’établissement. Comme tout palace, le lieu est magnifique, sols en marbres, tapis épais, éclairage doux, des fleurs, du personnel là pour vous,… Le mariage franco-asiatique se ressent tout de suite par petites touches comme les tenues du personnel. Nous nous dirigeons tout droit vers le restaurant La Bauhinia. Ce qu’il faut savoir c’est que le Shangri-La comporte trois restaurant : L’Abeille, restaurant gastronomique français 2 étoiles, le Shang Palace, restaurant gastronomique chinois 1 étoile et La Bauhinia, restaurant franco-asiatique chic-parisien.

Le restaurant La Bauhinia est une salle ronde surplombée d’une dôme de verre, les tables sont réparties autour d’une banquette centrale sous un lustre en verre de Murano absolument gigantesque et magnifique! Quelques arbres de haute tige viennent habiller l’espace et créer une connexion avec la mezzanine qui entoure la salle. L’ambiance asiatique se retrouve dans cette espace zen avec des rappels de motifs sur les coussins, les tissus, les multiples vases aux couleurs bleu ciel ou rouge foncé. Quelques photos pour vous montrer un peu tout ça…

Le grand lustre sous le dôme de la Bauhinia
A table…
Avec Pauline
Avec nos supers serveuses qui se sont occupées de nous toute la soirée!

Au menu gastronomique de ce soir :

Tout d’abord une coupe de Champagne Brut Deutz pour entammé la soirée en douceur. Puis première entrée :

Oursins verts de Saint-Malo, fine crème parfumée à la mandarine corse au thé vert

Dans ce verre, une crème aux oursins bien iodée et onctueuse avec quelques langues d’oursins, surmontée d’un dôme de mousse légère à la mandarine, une langue d’oursin et l’ensemble saupoudré de thé vert. Pour moi qui n’avait jamais mangé d’oursin se fut une belle découverte, même si la texture de ceux-ci m’a semblé quelque peu étrange…

Pour poursuivre, deuxième entrée plus sauvage, accompagnée d’un verre de vin Chamboureau, 2008,  Savennieres-Chenin :

Gibiers à plume sauvage. Confit comme une galantine au foie gras, sucs de cuisson en fine gelée à la poire Williams acidulée, baguette rustique croustillante

Un mélange de saveur absolument délicieux, probablement mon plat préféré ce soir! Dans la galantine on retrouve 4 gibiers à plume, le colvert, la palombe, la perdrix rouge et la perdrix grise. Des morceaux confits, certains tendre comme le foie gras, relevé par le chutney de poire délicatement disposé dans l’assiette ainsi que la gelée des sucs de cuisson hors du cadre, un vrai régal!

Le voyage se poursuit en Asie avec ce plat traditionnel, mélange sucré-salé de nouilles de riz, petits légumes et un peu pimenté. Pour avoir goûté quelques Pad Thaï précédemment, celui-ci dépassait toutes mes attentes.

Pad Thaï aux crevettes de Thaïlande

Le sommelier revient nous voir et nous propose un Chassagne Montrachet, 2009, Domaine JM Boillot afin d’accompagner le premier plat :

Noix de saint-jacques de plongée de Port-en-Bassin et chocolats, poêlées, crevettes bouquets royales, risotto acquerello « grande réserve » au chou-fleur épicé au caco

La vaisselle du repas fut magnifique, différente et adaptée à chaque plat et cette assiette en verre toute chaude mis réellement en valeur l’harmonie de ce plat. Dans le fond, le risotto crémeux avec des petits cubes marrons dont on n’a pas su déterminé le goût… surmonté de noix de Saint-Jacques cuites à point ainsi que de tranches de chou-fleur coloré qui apportent une touche supplémentaire à ce plat.

Retour en Asie et à ses plats relevés avec un traditionnel indonésien, l’Otak-Otak

Otak-Otak Indonésie, papillote de cabillaud, tamarin, curcuma, … riz nasi lemak (au lait de coco)
Les petites sauces accompagnant le poisson

A nouveau plusieurs découvertes grâce à ce plat, d’une part les associations poisson/sauce et d’autre part le tamarin, ainsi que le riz gluant au lait de coco, à refaire!

Retour du sommelier avec le premier vin rouge de la soirée et pas des moindre, Le Clos du Caillou, 2008, Châteauneuf du Pape qui sublime ce plat de Pigeon rôti :

Pigeon rôti à la réglisse, carottes fondantes, fondue de chou vert en cannelloni

La photo est un peu sombre mais imaginez un suprême de pigeon rôti cuit à la perfection comme toujours, un canneloni de chou vert absolument original et un jus de cuisson à la réglisse apportant à nouveau une touche sucrée. Une association subtile mais à découvrir.

Petite pause avec le chef en cuisine avant d’aborder le dessert accompagné d’un Muscat de Beaumes de Venise 2009 domaine des Bernardins. Pour le premier dessert, les agrumes sont à l’honneur :

Clémentine Mikan, fines arlettes farcies d’une fine crème, meringuées d’un sorbet pur pulpe au confit de clémentine, quelques kumquats confits

A nouveau quelques notes asiatiques avec le kumquat confit, mais ce que j’ai surtout apprécié ici son les petites meringues enserrant un sorbet à la clémentine qui fondait en bouche comme un nuage…

Et pour finir, un vrai classique de la pâtisserie française et un plat signature du chef pâtissier François Perret, le Paris-Brest faaçon Shangri-La

Paris-Brest à notre façon, crème glacée au giandujia

4 petits choux cuits collés un peu croustillant, une crème pralinée fondante un tout petit peu trop sucrée en cette fin de repas mais une quenelle de glace au Giandujia rafraîchissante pour terminer.

Après une infusion à la citronelle, le chef revient nous voir pour nous faire visiter ses cuisines. Après notre menu gastronomique, plus beaucoup de monde en cuisine, il se fait déjà tard et les cuisines sont propres pour le prochain service!

Moi même, le chef Labbé et Pauline dans les cuisines de la Bauhinia

Un grand merci au chef, à son service de presse et à tout le personnel qui s’est occupé de nous pour nous faire vivre une soirée de princesses!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s